Soutien des victimes

Soutien psychologique immédiat des victimes et témoins

Depuis avril 2009, les policiers proposent à la population un soutien psychologique rapide et gratuit en cas d’événement qui sort de l’ordinaire (ex.: accident, cambriolage, hold-up, agression…). Les personnes concernées peuvent également demander le soutien ultérieurement en téléphonant au 021 622 8000.

La POL a signé une charte de collaboration avec la cellule AVP-Police et les psychologues de cette cellule interviennent sur le territoire de l’Ouest.

L’aide apportée par les psychologues consiste principalement à éviter que les personnes qui ont vécu un événement difficile soient seules juste après les faits, sachant que des manifestations peuvent apparaître en réaction à l’événement.

Les services d’aide aux victimes

 

Missions des psychologues d’urgence

Les psychologues d’urgence :

  • restent auprès de la personne, la rassurent, lui montrent de la sympathie;
  • favorisent un sentiment de sécurité et de protection et sont attentifs aux besoins de base (manger, boire…);
  • laissent la personne s’exprimer, l’écoutent attentivement, l’encouragent sans la forcer, accueillent ses émotions et ses silences;
  • informent de l’évolution de la situation et de ce qui va se passer prochainement (les manifestations d’un état de choc par exemple);
  • aident la personne à mobiliser ses ressources et son réseau (ses proches, son médecin, son psy…);
  • proposent une aide plus spécialisée en cas de besoin (debriefing, thérapie, services d’aide aux victimes…);
  • aident la personne à réfléchir sur ce qu’elle va faire ces prochaines heures et les jours suivants pour prendre soin d’elle;

Tous les psychologues d’urgence qui interviennent sur le territoire de l’Ouest lausannois sont membres de la cellule AVP-Police et ont suivi une formation spécialisée.

Réactions des victimes et des témoins

Les personnes qui ont vécu un événement qui sort de l’ordinaire peuvent manifester des réactions dans les jours et les semaines qui suivent cet événement.

Il s’agit de l’état de stress aigu qui se manifeste de la manière suivante :

  • la reviviscence (cauchemars, flashbacks);
  • des conduites d’évitement (effort pour oublier, éviter les lieux et les personnes qui font penser);
  • un vécu d’impuissance qui génère de la culpabilité, de la dévalorisation, de la peur, de la rage;
  • un vécu de perte (tristesse, isolement, désintérêt, signes dépressifs);
  • de l’anxiété (troubles du sommeil, irritabilité, diminution de la concentration, hypervigilance, sursauts, agitation).

Toutes ces réactions sont normales et humaines. La soudaineté et la brutalité de l’événement provoquent ces manifestations.

Si vous avez vécu un événement qui sort de l’ordinaire, il est conseillé :

  • d’éviter de rester seul-e avec votre souffrance. Parlez-en avec des personnes en qui vous avez confiance (vos proches ou des professionnels);
  • d’observer vos manifestations et de les accepter sans les juger. Laissez-vous du temps pour « digérer » le choc;
  • d’éviter de banaliser ce qui vous est arrivé ou de vouloir oublier. Les émotions continueront à se manifester (parfois à travers le corps sous la forme de maux ou de maladies) si vous ne les prenez pas en considération;
  • de prendre du temps pour vous, de vous organiser des moments de détente (relaxation, bains chauds…) et de loisirs (activités culturelles, sports…);
  • de reprendre un rythme de vie aussi normal que possible (travail, vie sociale et familiale);
  • d’éviter de consommer de l’alcool, des produits stupéfiants ou des médicaments. L’anesthésie des émotions est temporaire et elle ne résout pas les difficultés auxquelles vous êtes confronté-e.

Il est conseillé de consulter un spécialiste si :

  • vous êtes inquiet-e et si vous avez besoin de plus d’informations;
  • vous avez des difficultés à faire face à toutes vos émotions et votre souffrance;
  • vous observez qu’un mois après l’événement vos réactions ont persisté ou ont augmenté.

Ce que vous pouvez faire si l’un de vos proches a vécu un événement qui sort de l’ordinaire :

  • être à son écoute sans le juger et lui témoigner de l’affection. Votre présence et votre soutien contribueront à réduire le sentiment de solitude de votre proche;
    garder à l’esprit que la personne ne peut pas oublier ce qu’elle a vécu. Si vous souhaitez que votre proche se sente compris, il est déconseillé de lui dire : « Oublie ce qui s’est passé ! », « Passe à autre chose ! »…;
  • éviter de minimiser ou de banaliser les faits (« Ce n’est pas si grave ! ») et de faire des comparaisons avec d’autres situations. Aux yeux de votre proche, ce qu’il a vécu est unique;
    rassurer votre proche s’il est inquiet de ses réactions. Vous pouvez lui dire que ses réactions sont normales étant donné ce qu’il a vécu. Eviter de juger votre proche sur sa rapidité de récupération;
  • avoir confiance en les ressources de votre proche et l’aider à les mobiliser pour qu’il reprenne du contrôle sur sa vie. De plus, il est déconseillé de faire les choses à la place de votre proche. Par contre, vous pouvez l’accompagner dans ses démarches, ses réflexions…